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Décés du pasteur Serge Oberkampf,
Serge Oberkampf de Dabrun, pasteur à St-Germain-en-Laye, s’est éteint le 11 avril, à l’âge de 61 ans
Je m’en veux d’être triste. Serge professait que « la tristesse est l’apanage des gens sans espérance ». Surtout – et cette évocation fait douloureusement penser à Anne Oberkampf et aux épreuves qu’elle a traversées ces derniers mois – il l’a proclamé dernièrement en chaire : « Ce n’est pas sur le disparu, c’est sur nous-mêmes que nous pleurons, sur cette déchirure apparue dans la toile fragile de notre existence ».
Il était prophète. Sa prédication remplissait les temples ; surtout elle illuminait beaucoup de ceux qui l’entendaient : c’est par lui que Christ m’a converti à la Vie. Sa prédication dépassait le cadre du temple ; le culte n’en était qu’un moment. Chaque jour, chaque instant, un acte, un mot, devenait le prétexte, le support à une prédication, une pédagogie de la Bonne Nouvelle.
Il était généreux. Les fêtes, les troisièmes mi-temps des réunions du CP, les voyages : la foi n’avait de sens pour lui que joyeuse, la vie que festive. Il avait le reproche assez facile, certes, mais le pire dans sa bouche, c’était sans doute « C’est un triste ! ». Il y avait du Rabelais chez Serge, mais surtout du Cyrano : toujours le mot juste, parfois méchant mais jamais bête, souvent drôle. Panache et prodigalité.
Ce serait lui faire offense que de ne pas rappeler sa légendaire indifférence à plaire qui était une arme redoutable de séduction. Indifférence à plaire, à concéder, aux pouvoirs et à ses signes extérieurs.
Il a chanté, dans une fête mémorable d’adieu à la communauté de la rue Madame, que la période où nous avons été, lui pasteur, moi président du CP, avait été « trop courte ». J’étais trop ému pour lui répondre ce jour-là. Je pensais avoir le temps… Thierry Besançon
Un service d 'action de Grâce aura lieu le samedi 1er mai à 15h00
au temple de Pentemont106 rue rue de Grenelle Paris 7°